Lancement de l’ouvrage collectif “Beyrouth mon Amour. 4 août 2020 18 h 07”

Heureuse d’avoir contribué à cet ouvrage sur Beyrouth. Merci Bélinda Béatrice Ibrahim et félicitations!
Dr. Pamela Chrabieh

Communiqué de presse:
Beyrouth Mon Amour
4 août 2020 18 h 07
Ouvrage collectif sous la direction de Bélinda IBRAHIM
Préface de Gérard BEJJANI
Participation audio exceptionnelle de Mme Fanny ARDANT.
Une tragédie telle l’explosion du 4 août ne se donne pas à voir, elle se vit.
Profondément elle pénètre la peau, comme le jour du drame, elle a investi les âmes de Beyrouth. Elle ne se feuillette pas comme un album photo, mais elle imprime les yeux de spectres et de sang. Il y a autant de récits du drame que de victimes ;
Il y a autant de miracles que de survivants.
Comme un miroir brisé, l’explosion de Beyrouth se démultiplie dans nos têtes.
Elle hante nos rêves et distord nos réalités.
Le temps trébuche puis s’arrête, pour converger vers le seul jour de la comparution, où seront jugés les criminels, où peut-être s’apaisera notre colère.
Ce jour-là ne sera ni celui de l’oubli ni celui du pardon. Il verra la lente suture des blessures et le début de la cohabitation avec nos cicatrices.
Cet ouvrage est le fruit d’un travail collectif. Une chaîne d’entraide formidable, née de l’urgence de libérer la parole et d’exorciser la douleur.
C’est pourquoi sa mise en page est simple et sobre, retranchée dans la pudeur qui suit l’outrage. Aucune recherche de sensationnel et encore moins de reconnaissance ne viendra entacher les intentions de ses contributeurs.
Cinquante-six auteurs ont livré leur témoignage écrit et vingt-huit artistes ont saisi par des photographies, des peintures et des dessins cet instant funeste qui a détruit une ville et saccagé des vies.
Cet ouvrage a pu voir le jour grâce à la générosité de mécènes anonymes et d’autres nominatifs qui ont assuré le financement des frais de production et d’impression. Tout en offrant un espace cathartique à nos artistes, ils soutiennent le travail titanesque de six ONG qui œuvrent depuis le 4 août, 18 h 07, sur le terrain.
L’ouvrage sera lancé en présence des contributeurs et de la presse, le mercredi 28 octobre de 16 h 30 à 18 h 30, dans les jardins du palais Sursock-Cohrane, dans ce lieu qui symbolise à lui seul, les ravages subis par le Patrimoine libanais.
L’ouvrage sera disponible à la vente le jour du lancement et dès samedi 31 octobre au prix de 150 000 LL dans les branches (hors-mall) de la Librairie Antoine qui a gracieusement offert son réseau de distribution, ainsi qu’auprès des points de collecte suivants, le Kudeta à Badaro et la Casa Lounge , Avenue de l’Indépendance.
Il sera également disponible à l’achat en broché à l’étranger au Canada et les USA dans quelques jours sur : bouquinbec.ca (Impression sur demande)
Et en France pour la France et l’Europe sur : pumbo.fr (Impression sur demande)
Les recettes iront à 6 ONG actives sur le terrain à Beyrouth:
Afel Liban AL MAJAL Live Love Beirut Expertise Erasmus arcenciel.aec et Faire Face Cancer

Pop Culture and Social Media in the Arab World

I was interviewed by Terrance Mintner about Pop Culture and Social Media in the Arab World. Here are excerpts of the interview: 

Dr. Pamela Chrabieh, a Beirut-based writer and activist, told The Media Line that young people in the Arab world are using Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, WhatsApp and Snapchat at an increasingly faster rate despite government controls and restrictions.

“Several studies conducted in the last decade have shown that pop culture and social media have helped Arab youth express and promote alternative political and social discourses and practices to the ‘official, normative, and institutional’ ones,” she said.

Although social media offers opportunities for creative expression and interaction, Chrabieh explained, there are many young people who must use these mediums while constantly negotiating complex and layered pressures to maintain online identities that meet the expectations of their societies, especially in the Gulf region.

“Fageeh’s work [generating online videos, for example] is one of many initiatives in the Arab world that addresses social and political issues. In fact, there has been an explosion of artistic and cultural productions since the 2000s in the forms of music, poetry, theater, graffiti, movies, etc.,” Dr. Chrabieh noted.

“There are of course cultural icons or ‘figureheads’ but we are witnessing the rise and proliferation of cultural democratization and transnational cultures [global cultures], especially when it comes to street art, videos and digital expression.”

Popular culture in the Arab world should not be viewed as byproduct of the Arab Spring, she explained. Even before the uprisings, it played a significant role in creating social and political transformations in response to what she termed “Ottoman and European colonialization.

“Lastly, it is hard to characterize Arab pop culture as one category given the diverse political institutions, regional history and the many different discourses about identity. Nevertheless, popular culture can help make sense of this complexity.”

READ THE FULL ARTICLE HERE (February 27, 2019)