Artist Pamela Chrabieh’s “Peace Collection” in Indelible Dubai

I was born and raised in the 1970s-1980s war in Lebanon. My experience as a war survivor has marked my writing and art, as has fueld my quest for peace.

As I see it, peace is not only about ceasefires, the end of bloodshed, the absence of hostilities, and a state of mutual concord between governments, as war is both “physical” and “psychological”.

Peace is about accountability for violence, openness, generosity, clemency, and catharsis.

Peace is and should be a transformation process within mindsets, a celebration of interconnected life and unity in the diversity of complex identities.

As long as the legacy of violence is not addressed within ourselves and our societies, we will remain lost, cut off from connection, living in a never-ending apocalypse of carnages and tortured souls and bodies.

Dr. Pamela Chrabieh is a scholar, writer, visual artist, and activist. Author of several books and papers with a 20+ year experience in higher education, communication, content creation, and the arts, she has exhibited her artworks in Canada, Lebanon, the United Arab Emirates, and Italy. Previously Associate Professor of Middle Eastern Studies at the American University in Dubai, she currently owns and manages a Beirut-based company offering expertise in Learning and Communication. 
http://pamelachrabiehblog.com and http://spnc.co

Source: Indelible

CAFCAW Workshop – Towards an Inclusive Society in Lebanon?

Christian Academic Forum for Citizenship (CAFCAW) 4th workshop in Beirut-Lebanon. Hotel Monroe, September 28, 2019.

Introduction: Rev. Victor Makari and Ms. Maya Khadra.
Dr. Pamela Chrabieh – presentation: “What can be done to make our society more inclusive?”.
Mr. Alexandre Paulikevitch – testimonial: “The challenges of being a male choreographer in Lebanon”.
Mr. Cyril Badaoui – testimonial and presentation: “Talking about including people with mental health disorders”.
Ms. Maya Khadra – presentation: “About Instrumentalization of Minorities Narratives”.
Mr. Elie Elias – presentation: “Inclusiveness in Great Lebanon of 1920”.

“What can be done to make our society more inclusive?”
By Dr. Pamela Chrabieh

Positive vibes, fruitful dialogue, critical thinking, and a beautiful blend of identities united in their differences around a common goal: building a better inclusive society.

A Colored Day at Qalamoun North of Lebanon

Amazing day with the inhabitants of Qalamoun, shooting videos, interviewing “Qalamoun in colors” project’s beneficiaries, tasting authentic bread and lemonade, and enjoying the hospitality of the mayor and the locals.
“Qalamoun in colors” is a Cash for work employment project that focuses on the rehabilitation and beautification of the Qalamoun market and public spaces. It creates ownership as youth and the community are actively involved in the design and execution of the project, generates short-term income opportunities, and aims to strengthen community cooperation. Implemented by GIZ Local Development Programme for Urban Areas in North Lebanon  in partnership with Utopia Lebanon and the Municipality of Qalamoun through financial support of the European Union and Germany.
#eastlinedigital

Jbail Capitale du Dialogue et de la Convivialité (Byblos, Liban)

Avec Sheikh Nokkari, P. Rai, et les convives du Mufti de Jbeil Sheikh Al-Laqis pour un iftar des plus généreux. Une occasion de célébrer la naissance de l’organisation non-gouvernementale “Jbail-Capitale du Dialogue et de la Convivialité” (J.C.D.C)
جبيل عاصمة الحوار والعيش المشترك

Du choc des titans et de la culture de la guerre

Mon article paru ce matin dans l’Orient-le-Jour (Beyrouth – Liban) sur la nécessité de déconstruire la culture de la guerre et d’édifier une culture de la paix. C’est le énième article que je publie sur ce sujet depuis les années 90. La guerre est continue au Liban. Elle n’est pas que physique, elle est surtout psychologique et culturelle.

Voilà des années que le Liban vit au rythme de guerres de paroles, de mémoires meurtries, d’identités meurtrières, d’autoritarisme et de crises sociopolitique, économique et environnementale.

Dans cette saga libanaise aux allures de choc de titans, les héros ont bel et bien disparu, laissant la place aux fanatiques, démagogues, corrompus, méduses, sorcières du Styx, montagnes de détritus, scorpions monstrueux, sacrifices humains et maléfices de Hadès.

Près de trois décennies après la fin des combats, il est triste de constater que le pays n’est pas en mode « postguerre ». En fait, la guerre est continue, et les leçons qui auraient dû être tirées n’ont pas pu l’être, justement parce qu’une véritable construction de la paix n’a pas eu lieu, et ce en dépit des initiatives de certains groupes et individus œuvrant pour la convivialité et un système sociopolitique aconfessionnel assurant l’unité dans la diversité des voix(es) libanaises. Une chose est de faire taire les canons, de faire disparaître les frontières territoriales et de constamment faire miroiter bonheur et prospérité ; une autre est de renouer le contact entre les communautés et d’établir des liens solides au-delà des dissensions et des clivages.

Comment penser et vivre une catharsis salutaire lorsque le Kraken de la culture de la guerre constitue la toile de fond du Liban contemporain? Cette culture s’impose comme réalité du quotidien physique et virtuel. Avec son cortège de djinns et de démons, elle enflamme les esprits, sème la zizanie et ravage les vies. Elle est à la fois le produit et le producteur de choc de titans, un cercle vicieux formé d’oppresseurs et d’opprimés, d’accapareurs de pouvoir, de démunis et de boucs émissaires.

Chaque instant qui passe sous l’emprise de la culture de la guerre creuse davantage le fossé entre Libanais, sanctifie l’assassinat du semblable et du différent, transforme le meurtre en devoir, banalise les suicides individuel et collectif, et interdit toute réflexion critique, toute évolution et toute richesse émanant de la diversité.

Tant que la culture de la guerre sévit dans les cœurs, les criminels continueront de perpétrer leurs crimes et les victimes de mourir par omission. Tant que cette culture existe, l’étripage des dieux se poursuivra. Tant que l’hégémonie culturelle est celle de la guerre et non de la paix, on ne pourra garder l’espoir face aux bouchons inextricables du passé et à la léthargie étouffante du présent, révéler les non-dits, muer la douleur en souvenir fondateur et retenir la principale leçon de la guerre, de toute guerre : qu’elle ne se reproduise plus.

SOURCE: https://www.lorientlejour.com/article/1157956/du-choc-des-titans-et-de-la-culture-de-la-guerre.html