Paying homage to Professor Naim Chrabieh

Professor Naim Chrabieh

Paying homage to Professor Naim Chrabieh who passed away on April 16, 2017.
SPNC was founded in Lebanon by the late Professor Naim Chrabieh in 1976 as full-fledged training sessions for university entrance exams. Professor Chrabieh was a pioneer in developing such sessions in the country which have acquired notoriety without equal, particularly training sessions for the St Josef University’s Schools of Medicine and Engineering entrance exams. A renowned physicist, peer educator, and producer of scientific knowledge, Professor Chrabieh combined excellence in academic communication with innovation in learning. He was a Civil Engineer, Dean of the Physics Science Department at Notre-Dame Jamhour’s College, and Professor of Physics at the School of Medicine at St Joseph University. In addition, he was the author of several scientific and pedagogical publications, as well as of national references in teaching and learning Physics.

Repenser la gestion de la diversité religieuse et culturelle entre le Liban et le Canada

Les cas d’étude et de comparaison entre le Canada et le Liban ne sont pas récents, et suscitent encore aujourd’hui l’engouement de plusieurs chercheurs, vu que ces deux pays sont marqués par la diversité religieuse et culturelle. Une diversité qui pourrait constituer un terreau de dissensions, ou une pratique et un horizon de convivialité et de paix.

Au Liban, des individus et des organisations non-gouvernementales revendiquent des changements dans la gestion de la diversité. Au Canada, avec les revendications particulières de communautés religieuses et culturelles, ainsi que l’intégration de l’expression du phénomène religieux dans l’espace public comme dans les secteurs académiques, médiatique et juridico-politique, les défis de non-discrimination sont multiples.

En fait, tant au Liban qu’au Canada, on cherche continuellement à repenser la place du religieux dans l’espace public et à réformer le système de gestion des composantes de ces deux pays, tellement différents mais aussi semblables à bien des égards.

(Extrait de mon introduction à la 4e table-ronde du colloque “Les communautés de l’Etat du Liban” à l’USEK, 22 mars 2019)

Pop Culture and Social Media in the Arab World

I was interviewed by Terrance Mintner about Pop Culture and Social Media in the Arab World. Here are excerpts of the interview: 

Dr. Pamela Chrabieh, a Beirut-based writer and activist, told The Media Line that young people in the Arab world are using Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, WhatsApp and Snapchat at an increasingly faster rate despite government controls and restrictions.

“Several studies conducted in the last decade have shown that pop culture and social media have helped Arab youth express and promote alternative political and social discourses and practices to the ‘official, normative, and institutional’ ones,” she said.

Although social media offers opportunities for creative expression and interaction, Chrabieh explained, there are many young people who must use these mediums while constantly negotiating complex and layered pressures to maintain online identities that meet the expectations of their societies, especially in the Gulf region.

“Fageeh’s work [generating online videos, for example] is one of many initiatives in the Arab world that addresses social and political issues. In fact, there has been an explosion of artistic and cultural productions since the 2000s in the forms of music, poetry, theater, graffiti, movies, etc.,” Dr. Chrabieh noted.

“There are of course cultural icons or ‘figureheads’ but we are witnessing the rise and proliferation of cultural democratization and transnational cultures [global cultures], especially when it comes to street art, videos and digital expression.”

Popular culture in the Arab world should not be viewed as byproduct of the Arab Spring, she explained. Even before the uprisings, it played a significant role in creating social and political transformations in response to what she termed “Ottoman and European colonialization.

“Lastly, it is hard to characterize Arab pop culture as one category given the diverse political institutions, regional history and the many different discourses about identity. Nevertheless, popular culture can help make sense of this complexity.”

READ THE FULL ARTICLE HERE (February 27, 2019)

Women’s Rights in the Gulf Region – Alaraby Interview

مداخلتي منذ قليل في برنامج شبابيك (التلفزيون العربي، لندن) عن حقوق المرأة في الخليج وأسباب هروب فتيات و نساء إلى الخارج. خلاصة القول: لقد عملت هذه الدول في السنوات الأخيرة على سد الفجوة بين الجنسين (التمكين السياسي والتعليم والصحة) ولكن يجب اصلاح عدة قوانين (الأحوال الشخصية، الوصاية…) وتفكيك الذهنية الأبوية 

Alaraby TV (London – UK), Chababik program, 19-02-2019
Full Interview HERE

Du choc des titans et de la culture de la guerre

Mon article paru ce matin dans l’Orient-le-Jour (Beyrouth – Liban) sur la nécessité de déconstruire la culture de la guerre et d’édifier une culture de la paix. C’est le énième article que je publie sur ce sujet depuis les années 90. La guerre est continue au Liban. Elle n’est pas que physique, elle est surtout psychologique et culturelle.

Voilà des années que le Liban vit au rythme de guerres de paroles, de mémoires meurtries, d’identités meurtrières, d’autoritarisme et de crises sociopolitique, économique et environnementale.

Dans cette saga libanaise aux allures de choc de titans, les héros ont bel et bien disparu, laissant la place aux fanatiques, démagogues, corrompus, méduses, sorcières du Styx, montagnes de détritus, scorpions monstrueux, sacrifices humains et maléfices de Hadès.

Près de trois décennies après la fin des combats, il est triste de constater que le pays n’est pas en mode « postguerre ». En fait, la guerre est continue, et les leçons qui auraient dû être tirées n’ont pas pu l’être, justement parce qu’une véritable construction de la paix n’a pas eu lieu, et ce en dépit des initiatives de certains groupes et individus œuvrant pour la convivialité et un système sociopolitique aconfessionnel assurant l’unité dans la diversité des voix(es) libanaises. Une chose est de faire taire les canons, de faire disparaître les frontières territoriales et de constamment faire miroiter bonheur et prospérité ; une autre est de renouer le contact entre les communautés et d’établir des liens solides au-delà des dissensions et des clivages.

Comment penser et vivre une catharsis salutaire lorsque le Kraken de la culture de la guerre constitue la toile de fond du Liban contemporain? Cette culture s’impose comme réalité du quotidien physique et virtuel. Avec son cortège de djinns et de démons, elle enflamme les esprits, sème la zizanie et ravage les vies. Elle est à la fois le produit et le producteur de choc de titans, un cercle vicieux formé d’oppresseurs et d’opprimés, d’accapareurs de pouvoir, de démunis et de boucs émissaires.

Chaque instant qui passe sous l’emprise de la culture de la guerre creuse davantage le fossé entre Libanais, sanctifie l’assassinat du semblable et du différent, transforme le meurtre en devoir, banalise les suicides individuel et collectif, et interdit toute réflexion critique, toute évolution et toute richesse émanant de la diversité.

Tant que la culture de la guerre sévit dans les cœurs, les criminels continueront de perpétrer leurs crimes et les victimes de mourir par omission. Tant que cette culture existe, l’étripage des dieux se poursuivra. Tant que l’hégémonie culturelle est celle de la guerre et non de la paix, on ne pourra garder l’espoir face aux bouchons inextricables du passé et à la léthargie étouffante du présent, révéler les non-dits, muer la douleur en souvenir fondateur et retenir la principale leçon de la guerre, de toute guerre : qu’elle ne se reproduise plus.

SOURCE: https://www.lorientlejour.com/article/1157956/du-choc-des-titans-et-de-la-culture-de-la-guerre.html